AFRIQUE: La croissance résiste face aux turbulences mondiales, selon le rapport «Perspectives économiques en Afrique 2026 »
Le rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), publié le 26 mai 2026 par la Banque africaine de développement (BAD) lors de ses Assemblées annuelles à Brazzaville, confirme la résilience du continent face aux incertitudes mondiales.
Voici les points clés à retenir de cette analyse :
1. Tendances de la croissance
- Croissance globale : Après une performance estimée à 4,4 % en 2025, la croissance moyenne du PIB africain devrait s’établir à 4,2 % en 2026. Malgré un léger repli, l’Afrique demeure l’une des régions les plus dynamiques au monde.
- Performance nationale : Le rapport souligne la vitalité économique de nombreux pays, avec 22 économies africaines affichant des taux de croissance supérieurs à 5 %.
- Perspectives 2027 : Un rebond à 4,4 % est d’ores et déjà projeté pour l’année 2027.
2. Disparités régionales
La dynamique de croissance est contrastée selon les régions :
- Afrique de l’Est : Reste la locomotive du continent malgré un ralentissement (de 6,6 % en 2025 à 5,9 % en 2026), principalement dû aux coûts énergétiques et aux importations.
- Afrique de l’Ouest : Maintient une stabilité relative avec une croissance estimée à 4,7 %.
- Afrique centrale : Connaît une légère embellie, passant de 3,6 % à 3,8 %, soutenue par les cours élevés du pétrole.
- Afrique du Nord : Prévision de 4,0 % (contre 4,4 % en 2025), impactée par une baisse de la demande touristique et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
- Afrique australe : Reste la région la plus modérée avec 2,1 %, pénalisée par le recul des productions minières et agricoles ainsi que par la hausse des coûts de l’énergie.
3. Les défis et recommandations
Pour maintenir cette dynamique malgré les turbulences géopolitiques et le durcissement des conditions financières, le rapport insiste sur l’urgence de :
- Mobiliser les ressources internes : Réduire la dépendance aux financements extérieurs.
- Intégrer les systèmes financiers : Approfondir les marchés de capitaux et renforcer les mécanismes de notation de crédit africains.
- Réformes structurelles : Poursuivre les efforts visant à accroître la productivité, stimuler le secteur privé et assurer une transformation économique durable.
Ce rapport souligne que, bien que les fondamentaux soient plus solides qu’auparavant, le déficit de financement du développement demeure un frein majeur à la transformation économique et aux ambitions climatiques du continent.