Centrafrique : L’armée éteint les rumeurs de coup d’État et appelle à la vigilance
par la Rédaction de France-AfriqueMÉDIA
Ce que l’on sait
Bangui, 16 juin 2026 – La République centrafricaine a été secouée ces derniers jours par une vague de rumeurs persistantes faisant état d’une tentative de déstabilisation du régime du président Faustin-Archange Touadéra. Face à l’ampleur de ces bruits de couloirs et à la désinformation croissante sur les réseaux sociaux, l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) a officiellement brisé le silence, démentant fermement toute velléité de putsch.
Une mise au point ferme de l’état-major
Dans un communiqué publié le 13 juin, le haut commandement militaire a qualifié ces allégations de « mensongères » et « diffamatoires ». Pour l’armée, il ne fait aucun doute que ces informations relèvent d’une stratégie de désinformation délibérée.
L’objectif, selon les FACA, est triple :
- Discréditer le commandement : En ciblant le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou.
- Fragiliser l’institution : En tentant de saper les efforts actuels de « montée en puissance » des forces armées.
- Créer un climat de psychose : En alimentant l’instabilité dans un contexte politique national déjà marqué par les récents renouvellements législatifs et gouvernementaux.
L’état-major a réitéré sa loyauté absolue envers le chef suprême des armées, le président Faustin-Archange Touadéra, et son attachement indéfectible à l’ordre constitutionnel.
Un contexte de tensions croissantes
Ce démenti survient dans une période particulièrement dense pour le pays. Si le calme semble prévaloir sur le terrain, le climat politique reste sensible. La récente formation du gouvernement, qui mise sur la stabilité, ainsi que l’arrivée controversée de migrants expulsés des États-Unis à Bangui, ont suscité des débats et des mécontentements au sein de l’opposition et de la société civile.
Ces facteurs, combinés à la circulation incontrôlée de vidéos truquées et de messages alarmistes sur les plateformes numériques, créent un terreau fertile pour la propagation de rumeurs de déstabilisation.
Enquête judiciaire ouverte
Pour mettre fin à ces agissements, les autorités ont pris des mesures concrètes. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’identifier les auteurs de ces manœuvres, que l’armée assimile désormais à des actes de « cybercriminalité ».
Les autorités militaires et le Haut Conseil de la communication ont appelé la population à la plus grande vigilance. Ils exhortent les citoyens à ne pas relayer des informations non vérifiées, soulignant que de telles manipulations visent avant tout à compromettre la stabilité retrouvée du pays et à freiner les processus de développement en cours.
En attendant les conclusions de l’enquête, le mot d’ordre à Bangui reste celui de la retenue, dans une nation où le souvenir des crises passées rend chaque rumeur de coup d’État particulièrement sensible.