L’Afrique à la conquête du Mondial 2026 : Entre espoirs records et défis historiques
Par la rédaction de France-AfriqueMÉDIA
Le coup d’envoi de la 23e édition de la Coupe du Monde de la FIFA a été donné le 11 juin 2026 en Amérique du Nord. Pour le continent africain, cette édition marque un tournant historique : avec dix sélections qualifiées, l’Afrique affiche sa plus forte représentation jamais enregistrée. Dans le sillage de l’exploit du Maroc en 2022, le continent nourrit désormais des ambitions inédites.
Un format historique pour des ambitions renouvelées
L’élargissement du tournoi à 48 équipes a offert une opportunité historique à la Confédération africaine de football (CAF). Si les observateurs s’interrogent sur la capacité des nations africaines à dépasser le stade des phases de poules — un palier où, historiquement, peu de pays du continent ont brillé — l’optimisme est de mise.
Les dix représentants africains sont :
- Algérie, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Égypte, Ghana, Maroc, République démocratique du Congo (RDC), Sénégal, Afrique du Sud et Tunisie.
Les forces en présence : Les fers de lance
Le continent s’appuie sur des leaders confirmés, portés par des investissements massifs dans les infrastructures et une régularité compétitive :
- Le Maroc : Demi-finaliste en 2022 et première nation africaine au classement FIFA, les Lions de l’Atlas sont les favoris naturels. Avec près de 87 % de chances de qualification pour le tour suivant selon certaines simulations, ils portent les espoirs les plus élevés.
- Le Sénégal : Fort de son expérience, le champion d’Afrique et habitué des grandes scènes mondiales, le Sénégal compte réitérer ses exploits passés, avec en point de mire une entrée en matière symbolique face à la France, rappelant leur épopée de 2002.
- La Côte d’Ivoire : En pleine confiance après ses récentes performances, les Éléphants misent sur leur cohésion pour franchir enfin le cap des poules.
Les enjeux : Plus que du sport
Au-delà de la compétition, le Mondial 2026 est perçu comme un levier de soft power. Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a salué cet engagement record, voyant dans cette présence le témoignage de l’essor, de la résilience et du talent du football africain.
Cependant, le défi reste de taille :
- Régularité : Le manque de constance au plus haut niveau reste un frein identifié.
- Dépendance : La forte dépendance aux joueurs formés ou évoluant en Europe souligne des faiblesses structurelles dans les championnats locaux qui devront, à terme, être comblées pour transformer cet essai continental en un sacre mondial.
Le regard des bookmakers
Bien que les nations africaines ne figurent pas parmi les favorites globales des bookmakers, les projections statistiques (comme celles d’Opta) indiquent que plusieurs d’entre elles — notamment l’Égypte (avec un groupe jugé abordable) et l’Algérie — ont des probabilités réelles de créer la surprise et de bousculer la hiérarchie mondiale.
L’Afrique entame ce Mondial avec une unité renforcée, portée par le sentiment qu’après avoir brisé le plafond de verre des demi-finales en 2022, le sacre suprême n’est plus un rêve inaccessible, mais un objectif concret.