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Sénégal: L’ex-premier ministre, Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale

· 2 min de lecture

C’est l’événement politique majeur au Sénégal. L’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale consacre un retournement de situation spectaculaire à la tête de l’État.

Voici un résumé clair de la situation et du contexte de ce scrutin :

L’élection au « perchoir »

Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 suffrages exprimés (et 165 députés au total).

  • Un boulevard ouvert : Sa victoire a été facilitée par la démission stratégique d’El Malick Ndiaye (un de ses fidèles), qui présidait l’institution depuis la large victoire du parti PASTEF aux législatives de novembre 2024.
  • Le boycott de l’opposition : Une partie des députés de l’opposition a choisi de boycotter la séance, dénonçant un « forcing » et contestant la légalité des procédures parlementaires concernant sa réintégration comme député.

Le contexte : Une rupture consommée avec le président Faye

Cette élection intervient dans un climat de vive tension politique. Seulement quelques jours plus tôt, le président Bassirou Diomaye Faye avait pris la décision historique de limoger Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre.

Le tandem fusionnel d’autrefois (qui battait campagne sous le slogan « Diomaye moy Sonko ») a volé en éclats après plusieurs mois de désaccords profonds :

  • Guerre d’autorité : Des frictions sur le leadership et ce que le président Faye a qualifié de « personnalisation excessive » du pouvoir par son Premier ministre.
  • Divergences de fond : Des tensions ouvertes sur la gestion de la dette publique (qui culmine à l’équivalent de 132 % du PIB), la politique monétaire, ainsi que sur le contrôle des fonds politiques de la présidence.

Les conséquences immédiates

En s’emparant de la présidence de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko prend la tête de la deuxième institution de la République.

Le nouveau paysage politique : Alors que le président Faye a nommé Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô au poste de Premier ministre, Ousmane Sonko conserve une immense force de frappe politique. En contrôlant la majorité parlementaire, il se positionne désormais comme un contre-pouvoir direct face à l’exécutif, puisqu’aucune réforme majeure ne pourra passer sans l’accord des députés du PASTEF.

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