Dans une nouvelle étape de sa politique de contrôle et de souveraineté nationale, le gouvernement de transition du Burkina Faso a adopté, fin juin 2026, un décret imposant une autorisation préalable du ministère de l’Enseignement supérieur pour tout étudiant burkinabè souhaitant poursuivre son cursus à l’étranger. Cette mesure, qui concerne aussi bien les boursiers de l’État que ceux finançant leurs études par leurs propres moyens, marque un tournant dans la gestion des flux migratoires académiques du pays. Si les autorités présentent cette décision comme un levier pour endiguer la fuite des cerveaux et mieux aligner la formation aux besoins nationaux, elle suscite de vives inquiétudes au sein de la jeunesse et des milieux académiques, qui y voient une entrave majeure à la liberté individuelle et au droit à la mobilité internationale.