Nord du Mali : Au moins 50 soldats tués et 24 prisonniers dans une embuscade meurtrière
Le samedi 18 juillet 2026, un convoi des Forces armées maliennes (FAMa) et des paramilitaires russes, a été la cible d’une embuscade dévastatrice dans le nord du Pays, marquant l’un des épisodes les plus sanglants du conflit qui déchire le pays depuis plus d’une décennie. Voici ce que l'on Sait.

Par la Rédaction de France-AfriqueMÉDIA
Le convoi militaire, escorté par des éléments des forces régulières maliennes et appuyé par des paramilitaires russes du groupe « Africa Corps », quittait la ville stratégique d’Anéfis pour rejoindre Gao. Cette localité d’Anéfis est, depuis le début du mois de juillet 2026, au cœur d’une lutte acharnée. Une offensive coordonnée, menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda) et les indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), avait récemment permis aux insurgés d’assiéger temporairement le camp militaire local.
C’est au cours de ce mouvement de retrait et de redéploiement que la coalition rebelle et djihadiste a frappé, profitant de la vulnérabilité du convoi sur l’axe Anéfis-Gao.
Un bilan humain lourd
Selon des sources locales et des représentants proches du régime militaire, le bilan provisoire fait état d’au moins 50 militaires maliens tués et d’au moins 24 soldats faits prisonniers.
Des témoignages au sein de l’armée malienne font état d’une situation critique, évoquant des exécutions sommaires parmi les rangs des soldats capturés. Des investigations ont été immédiatement ouvertes par l’état-major pour déterminer les défaillances tactiques qui ont rendu cette unité aussi vulnérable lors de ce déplacement.
Le rôle des paramilitaires russes
La présence des paramilitaires de l’« Africa Corps » (la structure qui a succédé à Wagner en Afrique) aux côtés de l’armée malienne souligne la dimension internationale du conflit. Toutefois, concernant cette attaque spécifique du 18 juillet, les informations divergent sur les pertes russes : si certains rapports locaux indiquent qu’aucun Russe ne figurait parmi les victimes directes de cette embuscade — ces derniers ayant été signalés comme étant déjà arrivés à Gao avant l’accrochage — la réalité de la coopération sur le terrain demeure marquée par une forte tension et des pertes régulières dans les rangs des forces supplétives.
Une dynamique de conflit aggravée
Cet événement intervient dans un contexte de recrudescence des hostilités dans le nord du pays. Depuis le début du mois, le front du nord, notamment autour d’Anéfis et d’Aguelhok, est le théâtre de combats intenses impliquant l’utilisation de drones et d’artillerie. La coalition JNIM-FLA, en multipliant les actions coordonnées, cherche à démontrer sa capacité à contester le contrôle territorial de l’État malien et de ses alliés, transformant le nord du Mali en un champ de bataille de haute intensité.
Pour les autorités maliennes, ce revers souligne les difficultés croissantes à sécuriser les axes logistiques majeurs dans une zone où la rébellion touareg et les groupes djihadistes ont su forger des alliances tactiques inédites